Bonsoir à tous, je vais tenter de vous présenter ici même une des passions qui m'anime en secret. Non, ce n'est pas la nourriture pour chat par boite de trois.
CAT III
1953 : création de la commission de censure à Honk-Kong. Elle s'avère très libérale en matière de sexe & de violence. Débordement en tout genre dans le monde du cinéma Asiatique, tout ou presque est permis.
1988 : la commission divise ses jugements en trois catégories :
- catégorie I : films tout public,
- catégorie II : films interdits aux enfants,
- catégorie III : films interdits aux moins de 18 ans.
1995 : la catégorie II, jugée trop dure a été subdivisée en deux parties :
- catégorie IIA : films interdits aux enfants,
- catégories IIB : films interdits aux jeunes adolescents et aux enfants.
Parlons à couilles rompus. En gros, la CAT3 permet de voir : (de mémoire de mordo et sa collec' de 179 CAT 3 //fier) des viols, des meurtres, tortures, démembrements, d'enfants-d'adultes-vieillards, cragore, pornographie. Ouah mais c'est super mon gars, t'es un voyeur, quel est l'intérêt ?
J'y viens mon brave ! Les CAT3 permettent dans la majeure partie des cas (avouons que, comme dans tout, il y a également de sombres merdes pelliculées) aux réalisteurs de présenter des portraits socio-politique d'Honk-Kong. Et il y a malheureusement de quoi faire. Moeurs asiatique, tréfonds de l'âme à la Simenon, horreur du quotidien. Ici les monstres ont visage humain. Et là, lorsque l'on veut coller de près à la réalité, autant tout envoyer dans la face, et la CAT3 permet tout les débordements possible et (in)imaginable. Après 20 ans de cinoche bis, on peut toujours être choqué dans un CAT3. On se sent un peu sale, mais moins bête après avoir accompagné quelques parcours de vies : moult scénarii sont tirés de faits réels. Pourquoi se casser le cul à créer de la merde alors qu'il suffit de se baisser pour en ramasser une ? (je ne suis pas très fier de ma métaphore, pardonnez-moi)
C'est vaste, tentons de recentrer le sujet par un name-dropping totalement subjectif de ma part, les maîtres étalons du CAT3.
*The Untold Story.
*Red To Kill
*Run To Kill
*Freeze Me
Bon, c'est le haut du panier ces quatre là. Tout quatre inspirés de joyeux faits réels.
Tiens, ça me fait penser à une citation du merveilleux livre de Julien Sévéon : Sexe - Sang et politique à Honk Kong "un peu d'urine dans ce monde de merde"
Voilà, j'espère vous avoir quelque peu interessé ou titillé votre curiosité. Rare sont les endroits où l'on peut discuter de cette branche mal-aimée du cinéma sans passer pour un futur tueur en série ou violeur de grands-mères dans le coma. Je serai enchanté de répondre à d'éventuelles questions ou approfondissement de name-dropping pour ceux que ça intéresse.
CAT III
1953 : création de la commission de censure à Honk-Kong. Elle s'avère très libérale en matière de sexe & de violence. Débordement en tout genre dans le monde du cinéma Asiatique, tout ou presque est permis.
1988 : la commission divise ses jugements en trois catégories :
- catégorie I : films tout public,
- catégorie II : films interdits aux enfants,
- catégorie III : films interdits aux moins de 18 ans.
1995 : la catégorie II, jugée trop dure a été subdivisée en deux parties :
- catégorie IIA : films interdits aux enfants,
- catégories IIB : films interdits aux jeunes adolescents et aux enfants.
Parlons à couilles rompus. En gros, la CAT3 permet de voir : (de mémoire de mordo et sa collec' de 179 CAT 3 //fier) des viols, des meurtres, tortures, démembrements, d'enfants-d'adultes-vieillards, cragore, pornographie. Ouah mais c'est super mon gars, t'es un voyeur, quel est l'intérêt ?
J'y viens mon brave ! Les CAT3 permettent dans la majeure partie des cas (avouons que, comme dans tout, il y a également de sombres merdes pelliculées) aux réalisteurs de présenter des portraits socio-politique d'Honk-Kong. Et il y a malheureusement de quoi faire. Moeurs asiatique, tréfonds de l'âme à la Simenon, horreur du quotidien. Ici les monstres ont visage humain. Et là, lorsque l'on veut coller de près à la réalité, autant tout envoyer dans la face, et la CAT3 permet tout les débordements possible et (in)imaginable. Après 20 ans de cinoche bis, on peut toujours être choqué dans un CAT3. On se sent un peu sale, mais moins bête après avoir accompagné quelques parcours de vies : moult scénarii sont tirés de faits réels. Pourquoi se casser le cul à créer de la merde alors qu'il suffit de se baisser pour en ramasser une ? (je ne suis pas très fier de ma métaphore, pardonnez-moi)
C'est vaste, tentons de recentrer le sujet par un name-dropping totalement subjectif de ma part, les maîtres étalons du CAT3.
*The Untold Story.
*Red To Kill
*Run To Kill
*Freeze Me
Bon, c'est le haut du panier ces quatre là. Tout quatre inspirés de joyeux faits réels.
Tiens, ça me fait penser à une citation du merveilleux livre de Julien Sévéon : Sexe - Sang et politique à Honk Kong "un peu d'urine dans ce monde de merde"
Voilà, j'espère vous avoir quelque peu interessé ou titillé votre curiosité. Rare sont les endroits où l'on peut discuter de cette branche mal-aimée du cinéma sans passer pour un futur tueur en série ou violeur de grands-mères dans le coma. Je serai enchanté de répondre à d'éventuelles questions ou approfondissement de name-dropping pour ceux que ça intéresse.
Dernière édition par mordo le Jeu 22 Juil - 12:33, édité 1 fois


